Les déclarations du président de la République ne sont pas à la hauteur de la gravité de la situation. Après le coup de tonnerre d?une croissance nulle aux premier et second trimestres 2014, M. Hollande, qui le 14 juillet annonçait une fois de plus « la reprise » aux Français,  semble désormais comme dépassé par l?ampleur de ses propres échecs.

 

Surtout, parce qu?il n?en a manifestement pas pris la mesure, le président de la République n?apparait plus en situation de faire face à la profonde crise de confiance que traverse notre pays.

 

Crise de confiance de l?opinion, d?abord. Seule réponse majeure à la gravité de la situation économique, un « Pacte de responsabilité » annoncé en janvier et qui, plus de six mois après, n?est toujours pas mis en ?uvre. Ce « Pacte de responsabilité » apparaît surtout comme le symbole d?un président de la République incapable de passer de la parole aux actes.

 

Les Français ne croient plus aux « pactes », ils attendent des « actes » : voilà ce qu?expriment nos compatriotes quand, à plus de 80%, ils disent ne plus avoir confiance dans ce gouvernement pour redresser l?économie.

On nous annonce une « fusion de la prime pour l?emploi et du Revenu de Solidarité Active », ainsi qu?une « modification du barème de l?impôt sur le revenu ». Mais il ne s?agit là en réalité, que d?un dispositif de remplacement imaginé à la hâte après le camouflet, début août, de la censure du Conseil Constitutionnel.

 

Or, les salariés comme les Français, ne sont pas dupes. Ils comprennent qu?il en va de même avec ces mesures, qu?avec les « allégements de cotisations salariales » bricolés au lendemain des municipales et immanquablement censurés par les sages : M. Hollande se montre plus soucieux de faire baisser la pression au sein du groupe socialiste, que d?augmenter leur pouvoir d?achat.

 

Crise de confiance des acteurs économiques, ensuite.  L?investissement, principal ressort de la croissance, est en panne : après ? 0,7%, -0,8% au second trimestre. Si le taux d?épargne des Français atteint des sommets à près de 16%, si les entreprises n?investissent plus, c?est parce que la confiance n?est plus là.

 

Ce climat de défiance qui s?est emparé de la sphère économique, le gouvernement en porte largement la responsabilité : taxe à 75%, taxation des plus-values à 60% contre 30% en moyenne chez nos partenaires européens, Impôt sur les Sociétés avoisinant les 38% contre 30% en moyenne en Europe?

 

Or, M. Hollande se contente d?annoncer d?hypothétiques « assises de l?investissement » en septembre ? finalement, de renvoyer à plus tard. Là où la gravité de la situation économique du pays exigerait d?abord, des mesures d?urgence.

Surtout, M. Hollande s?en prend à nouveau aux entreprises en laissant entendre qu?elles ne « respecteraient pas leurs engagements ». L?urgence est de rétablir un climat de confiance avec nos entreprises ; le président de la République s?évertue, à l?inverse, à entretenir en permanence un climat de défiance vis-à-vis de ceux qui créent de la richesse et qui font la croissance.

 

Ce qui est présenté comme un « message de fermeté au patronat », ne fait qu?illustrer, en réalité, le mauvais jeu de rôle dans lequel M. Hollande s?est enfermé depuis deux ans, et qui consiste en permanence à envoyer des signes à la gauche du parti socialiste en stigmatisant les entreprises.

 

Aujourd?hui, la crise de confiance qui s?est emparée du pays ne s?explique pas seulement par l?échec du gouvernement. Elle est aussi fondée sur la faiblesse politique de l?exécutif : les Français comprennent que, si M. Hollande semble comme tétanisé, incapable de faire face à l?urgence économique, c?est parce qu?il est trop occupé à colmater sans fin les brèches de ce qui reste de sa propre majorité.

 

Luc CHATEL,

Secrétaire Général de l'UMP

Date: 
Mercredi 20 Août 2014
Interview de F. Hollande : réaction de Luc Chatel
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Mes chers amis,

En prenant mes fonctions de Secrétaire général de l?UMP, en juin dernier, je me suis donné 150 jours pour vous redonner la parole, à vous nos militants. 150 jours d?ici à un Congrès qui doit ouvrir une nouvelle ère pour l?UMP.

Aujourd?hui, ici, à La Baule, je vous dois une confidence, une confidence personnelle ? elles sont rares chez moi : j?ai fêté ces derniers jours mes 50 ans, en même temps que mes 50 premiers jours à la tête de notre Mouvement, et 50.000 militants de plus à l?UMP !

Oui, depuis début août, nous disposons officiellement de ces chiffres : après avoir dépouillé l?intégralité des adhésions que nous transmettent les fédérations, nous sommes en mesure de dire que l?UMP compte près de 170.000 adhérents à jour de cotisions au 30 juin 2014, soit presque 50.000 adhérents de plus qu?en 2013 à la même date.

Dans la perspective du Congrès, la Haute autorité affinera ces chiffres. Mais, qu?est-ce que nous pouvons d?ores et déjà en conclure ? Non pas que l?UMP ne compte qu?un peu moins de 170.000 adhérents, alors qu?en 2013, elle en comptait plus de 250.000. Evidemment pas! Ce serait juste oublier que nous ne sommes qu?à mi- année, à la moitié du parcours.

Non, ce que ces chiffres illustrent au contraire, c?est une accélération encourageante des adhésions à l?UMP. Et une accélération qui se poursuit : ce que je peux vous dire en effet, à partir des premières données partielles dont nous disposons, c?est que la tendance semble se confirmer en juillet et en août.

Surtout, parmi ces presque 50.000 adhérents supplémentaires au 30 juin, plus de la moitié, près de 27.000, sont des gens qui n?avaient jamais adhéré à l?UMP.
Permettez qu?à travers vous, ici, à La Baule, aujourd?hui, je remercie ces Françaises et ces Français qui, comme chacun d?entre vous, se donnent la peine un jour de s?engager, par idéal et par conviction ; tous ceux qui chaque semaine sur les marchés, dans nos circonscriptions, se dépensent sans compter ; toujours sur le terrain, sans jamais rien attendre en retour, si ce n?est la fierté de défendre des idées, la conviction de servir notre pays.

Depuis 2012, nos militants ont pourtant connu tant de déceptions, jusqu?à la crise qui a secoué notre Mouvement à l?issue des élections européennes. Et, malgré toutes les tempêtes, ils sont encore au rendez-vous !
En prenant mes fonctions, en juin dernier, je me suis dit : nous avons 150 jours pour changer d?époque ; et, parce que toute crise, quelle qu?elle soit, ouvre des opportunités, je me suis dit que nous avions, c?est ma conviction, l?opportunité aujourd?hui de réinventer un modèle.

Depuis le mois de juin, nous avons fait ce qu?aucun mouvement politique n?avait fait avant nous : nous avons fait la transparence. Oui, dans la vie des partis politiques français marquée, pourquoi ne pas le dire, par l?opacité, c?est une première ! - et que nul ne se fasse d?illusion, ni rue de Solferino, ni au château de Montretout, ce que nous avons fait crée un précédent dans la vie politique française.
Nous avons fait la transparence avec un audit de nos finances présenté à la presse et rendu public (1). Avec un plan d?économies qui va même au-delà de ce que recommande cet audit. Enfin, après la transparence, j?ai souhaité ouvrir une seconde étape : celle de l?exemplarité. Les partis politiques ne doivent plus échapper aux règles qui s?imposent dans n?importe quelle entreprise, n?importe quelle organisation. Ce travail va se poursuivre, avec de nouvelles initiatives. Oui, nous sommes en train de changer d?époque.

Et d?ailleurs, lorsque j?entends mes amis, candidats déclarés à la présidence de l?UMP, il n?y en a pas un qui, dans son programme, ne promette la « transparence et l?exemplarité ». Ce sont mes amis et ils ont raison. Et j?ai une bonne nouvelle pour celui que vous aurez désigné fin novembre, début décembre : lorsque je le lui remettrai les clés de notre Mouvement, ce sera déjà fait !

Ce changement d?époque, vous le demandiez, vous l?exigiez. Nous vous le devions, à vous nos militants. Nous le devons à nos électeurs, nous le devons aux Français.
Ce que les Français comme nos militants ne supportent plus, c?est aussi ce climat de division quand ce n?est pas de règlements de compte, sur fond d?ambitions et de batailles d?égo, si loin des attentes du pays. En un mot, vous ne supportez plus d?avoir la droite la plus bête du monde ? Moi non plus !

Nous avons 150 jours pour ouvrir une nouvelle ère. Et nous n?avons pas le choix ! Car, au fond, si la question de l?existence même de l?UMP a été posée avec la crise que nous avons traversée, il s?agit en réalité de bien plus que notre parti. Il s?agit de notre pays. Le véritable enjeu est de savoir si entre le Parti socialiste et le Front national, les Français ont aujourd?hui encore, un autre choix possible : entre un FN dont chacune des propositions conduirait à ruiner notre pays et un PS qui a commencé à le faire, y-a-t-il encore une alternative possible ?

C?est là encore tout le sens de la mission qui m?a été confiée, aux côtés du collège des trois anciens premiers ministres. Une mission de 150 jours pour créer les conditions d?un rassemblement très large derrière celui que nos militants désigneront en novembre prochain. En redonnant la parole à nos militants. En faisant de ce Congrès une élection transparente et incontestable. En faisant de ce Congrès l?occasion d?un débat apaisé qui permette de nous rassembler autour d?une ligne politique et, au fond, autour d?une ambition pour le pays.

150 jours pour sauver la première force d?opposition dans notre pays ? seule capable d?offrir une alternative crédible pour notre pays.

Parce que, chacun le mesure ? et ces derniers jours plus que jamais : notre responsabilité est immense !

Lorsque j?entends M. Hollande nous expliquer, le 14 juillet, que « la reprise est là » et, M. Valls, quinze jours plus tard, nous avertir avant de partir en vacances, qu?en matière de conjoncture économique « la rentrée va être difficile », je me dis qu?il y a urgence. Face à une gauche au pouvoir qui semble comme dépassée par l?ampleur de ses propres échecs, notre devoir est d?être comme jamais en ordre de marche.

Les chiffres révélés la semaine dernière par l?INSEE raisonnent comme un coup de tonnerre : croissance zéro aux 1er et 2nd trimestres !

Ce n?est pas seulement l?ensemble des hypothèses économiques et budgétaires du gouvernement, mais la crédibilité politique de MM. Hollande et Valls qui s?est effondrée tel un château de cartes !
Croissance zéro et M. Valls nous dit : « Hors de question de changer de politique » ! L?encéphalogramme plat de la croissance française exigerait un électrochoc, des mesures d?urgence ? et la seule réponse du Premier ministre, c?est : « surtout, on ne change rien. Le Pacte, tout le Pacte, rien que le Pacte ».

Les Français ne croient plus aux « pactes », ils attendent des « actes » : voilà ce que disent nos compatriotes quand, à plus de 80%, ils disent ne plus avoir confiance dans ce gouvernement pour redresser l?économie.

Ce « Pacte de responsabilité » apparaît désormais comme le symbole d?un président de la République incapable de passer de la parole aux actes.
Nous nous trouvons face à un gouvernement tétanisé, incapable de faire face à l?urgence économique? trop occupé à colmater sans fin les brèches de ce qui reste de sa propre majorité.
Les déclarations de M. Sapin, dans Libération hier, laissant entendre que les entreprises se refuseraient de « prendre leurs responsabilités », illustrent pleinement ce mauvais jeu de rôle qui consiste en permanence à envoyer des signes à la gauche de la gauche en stigmatisant les entreprises.

Et pourtant, pourquoi cette croissance zéro ? L?investissement, principal ressort de la croissance, est en panne : après -0,7%, -0,8% au 2nd trimestre. Et, pourquoi les entreprises n?investissent plus ? La confiance n?est plus là. Ce climat de défiance dont le gouvernement porte en partie la responsabilité : taxe à 75%, taxation des plus-values, IS avoisinant les 38% contre 30% en moyenne en Europe?

L?urgence est de rétablir un climat de confiance avec nos entreprises ; M. Sapin et le gouvernement s?évertuent à l?inverse à entretenir en permanence un climat de défiance vis-à-vis des entreprises !

Oui, mes chers amis, notre responsabilité est immense. Il y a cet enjeu pour le pays au c?ur de cette mission de 150 jours que nous devons conduire ensemble pour ouvrir, avec ce Congrès, une nouvelle ère pour l?UMP et, rassemblés, porter une ambition pour la France.

 

 

Luc CHATEL,

Secrétaire Général de l'UMP

 

(1)     http://www.u-m-p.org/actualites/a-la-une/audit-sur-la-situation-financiere-de-lump-10848907

 

 

Seul le prononcé fait foi.

Date: 
Mercredi 20 Août 2014
Discours de Luc CHATEL à La Baule ? Mardi 19 août 2014
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Depuis deux ans je n?ai cessé de mettre en garde le Président de la République contre ses erreurs de politique économique : la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires, l?abrogation de la baisse des charges patronales, l?abandon de la révision générale des politiques publiques, le relâchement dans la lutte contre les déficits publics et surtout l?augmentation aveugle des impôts dans un contexte de timide reprise de la croissance en Europe après les deux crises de 2008 et 2010.

 

Les chiffres du deuxième trimestre confirment hélas que la France s?enfonce dans le marais de la stagnation. Le retournement de la conjoncture promis par François Hollande apparaît pour ce qu?il était : un leurre, une basse man?uvre politicienne pour gagner du temps.

 

La France est désormais au bord de la déflation. Les perspectives de croissance sont divisées par deux ; le chômage ne cesse de battre des records ; nos déficits ne seront pas réduits contrairement à tous nos engagements européens. Le pacte de responsabilité ne suffira pas à relancer l?activité.

 

Pour les Français l?avenir est sombre. Pour l?opposition, l?heure est plus que jamais à l?unité et au projet d?alternance car nous ne relancerons pas notre pays avec les demi-mesures et les recettes du passé.

 

 

François Fillon

Co-président par intérim de l'UMP

Date: 
Jeudi 14 Août 2014
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Les chiffres dévoilés ce matin par l?INSEE raisonnent comme un coup de tonnerre pour l?économie française.

 

Le gouvernement, jusqu?à ce matin encore, persiste à maintenir sa prévision de croissance à 1% pour l?année 2014. Malgré l?alerte donnée par l?agence Moody?s, début août, qui avançait  le chiffre de 0,6 : un écart sans commune mesure. Ce matin, les chiffres révélés par l?INSEE sont sans appel : la quasi-totalité des moteurs de croissance est en panne et au deuxième trimestre 2014, comme au premier, la croissance est nulle ; l?acquis de croissance pour 2014 ne dépasse pas 0,3%.

 

Ce n?est pas seulement l?ensemble des hypothèses économiques et budgétaires du gouvernement, mais la crédibilité politique de MM. Hollande et Valls qui vient de s?effondrer tel un château de cartes !

Dès hier soir, le Premier secrétaire du Parti Socialiste jugeait « inévitable » d?abandonner l?objectif de réduction du déficit public de 3% du PIB en 2015?réduction à 3% que M. Hollande, solennellement, devant les magistrats de la Cours des comptes, promettait pour 2013.

 

M. Valls, alors que les comptes de la France sont placés sous surveillance renforcée de la Commission européenne, n?est décidément pas en situation de faire la leçon, ni aux Allemands, ni à Bruxelles.

En même temps que s?envolent les vraies fausses promesses de baisses d?impôts, c?est une crise sans précédent des finances publiques qui s?ouvre dans notre pays.

M. Hollande, le 14 juillet, annonçait : « la reprise est là ». Moins de dix jours plus tard, M. Valls corrigeait : « la rentrée va être difficile ».

 

Au-delà des contradictions qui traduisent l?improvisation permanente d?un exécutif qui navigue à vue, il y a là une position commune : ils restent l?un et l?autre les commentateurs passifs de la conjoncture économique.

 

MM. Hollande et Valls ne doivent pas seulement changer de politique, ils doivent changer de logiciel.

 

Ils raisonnent en responsables politiques du XXème siècle, d?avant la crise : nous ne sommes pas dans un cycle et il ne suffit pas d?attendre, en croisant les doigts, l?effet d?entrainement d?une reprise économique venue d?ailleurs : la promesse d? « inversion de la courbe du chômage en 2013 » relevait très précisément de cette profonde erreur d?analyse.

 

Ils n?ont pas compris que dans ce XXIème siècle d?après la crise, l?économie mondiale et européenne vivait, non pas un changement de cycle, mais un véritable changement de modèle qui exige des responsables politiques le courage d?agir et d?engager les réformes profondes qu?aucun grand pays n?a plus les moyens de différer.

 

 

Luc Chatel

Secrétaire Général de l'UMP

Date: 
Jeudi 14 Août 2014
Véritable coup de tonnerre pour l'économie française
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La décision du Conseil constitutionnel sanctionne le caractère brouillon et improvisé de la politique économique gouvernementale et lui rappelle les principes fondamentaux de notre contrat social.

 

En soulignant que des prestations contributives de sécurité sociale doivent correspondre à des cotisations salariales, le Conseil constitutionnel souligne à la fois les impératifs du financement de notre système de protection sociale et le lien entre le droit à des prestations et le versement effectif de cotisations par les intéressés. Ce lien est au coeur de notre contrat social.

 

Au fil des mois, le pacte de responsabilité s'est dilué dans le temps, les compromis boiteux et les improvisations législatives. Le choc de compétitivité promis par François Hollande s'est enlisé. L'amateurisme fait perdre du temps à la France.

 

 

François Fillon

Co-président par intérim de l'UMP

Date: 
Jeudi 07 Août 2014
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Le président de la République, en principe garant de la Constitution, croit pouvoir se jouer du droit et des grands principes constitutionnels. En censurant en partie, hier soir, son « pacte de responsabilité »,  les sages du Conseil constitutionnel lui ont infligé personnellement un grave rappel à l?ordre.

C?est en effet, la troisième fois que le Conseil constitutionnel censure une mesure que le président de la République voulait « emblématique » : après la Taxe à 75% fin 2012, la proposition de loi dite « Florange » au printemps dernier, c?est le tour des allégements de cotisations salariales.

A chaque fois, des mesures annoncées par M. Hollande lui-même pour donner des gages à la gauche d?une majorité qui aujourd?hui, n?est plus que l?ombre d?elle-même. Car les salariés comme les Français, ne sont pas dupes : ils ont bien compris qu?avec cette mesure,  MM. Hollande et Valls se montraient plus soucieux de faire baisser la pression au sein du groupe socialiste, que d?augmenter leur pouvoir d?achat. Surtout, ils comprennent une nouvelle fois que M. Hollande, depuis deux ans, ne cesse de leur promettre ce qu?il n?a pas.

« Une gifle », une «  claque magistrale »,  commente la presse ce matin. C?est cela en effet, mais c?est bien plus encore. Annoncée par le Président lui-même, le 31 mars, au lendemain des municipales, et détaillée par son nouveau Premier ministre dans son discours de politique générale,  cette mesure est aussi symbolique du drôle de tandem qu?ils forment, depuis, à la tête de l?exécutif. Improvisée dans l?urgence pour répondre à une crise de la majorité, sa censure hier soir par les Sages du Conseil constitutionnel ouvre une crise de l?exécutif.
 

 

Luc Chatel

Secrétaire Général de l'UMP

Date: 
Jeudi 07 Août 2014
Luc Chatel :
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Après les verts qui décident de quitter le bateau en plein naufrage en ne souhaitant plus participer au gouvernement,

 

Après les députés frondeurs du groupe socialiste qui dictent leurs règles au Premier ministre pourtant chef de la majorité,

 

Voici  la menace du Parti radical de gauche , prêt à faire sortir ses trois ministres du gouvernement, s'il n'obtient pas satisfaction sur la réforme territoriale.

 

Le Président de la République se retrouve isolé et sous la menace permanente de ce qu'il reste de sa prétendue majorité.

 

Alors que la France souffre, les Français anticipant une rentrée difficile sans avoir besoin de M. Valls pour le deviner, espérons que ces quelques jours passés par M. Hollande à la résidence de la Lanterne, suffiront à l'éclairer !

 

Jérémy REDLER

Adjoint au Maire du 16ème arrondissement de Paris

Date: 
Jeudi 07 Août 2014
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« La rentrée va être difficile » : c'est là le message du Premier ministre aux Français, avant le départ en vacances de son gouvernement. Aux Français profondément inquiets pour « leur avenir et celui de leurs enfants », comme il en a lui-même convenu dans cette intervention, à l'issue du séminaire de l'exécutif à l'Elysée.

« La rentrée va être difficile ». Partant d'un tel constat, M. Valls a-t-il annoncé un plan d'actions ou des mesures d'urgence ? Non, M. Valls s'est contenté d'apparaître comme le commentateur passif de la conjoncture économique.

« La rentrée va être difficile ». M. Valls a-t-il annoncé un changement de cap, un changement de politique ? Non, pas question de « changer en fonction des circonstances » : le « volontarisme » de M. Valls, c'est le choix obstiné de persévérer dans l'échec.

« La rentrée va être difficile ». M. Valls a-t-il, avec hauteur, assumé une part de responsabilité ? Non, à l'inverse et contre toute attente, le Premier ministre a choisi de fuir ses responsabilités en s'en prenant à « l'inefficacité des politiques économiques en zone euro ».

M. Valls est-il en situation de faire la leçon aux européens, alors que la France bat tous les records du chômage? Eurostat vient de souligner que le chômage poursuit sa baisse partout en Europe : dans la zone euro, au mois de juin 2014, le taux de chômage est le plus bas enregistré depuis septembre 2012 ; pour l'ensemble de l'Union européenne, le plus bas enregistré depuis mars 2012. Sur un an, le taux de chômage a baissé dans vingt-et-un Etats membres : la France reste l'un des cinq Etats seulement, où le chômage continue encore d'augmenter.

« La rentrée va être difficile ». La réponse du Premier ministre ? « Notre politique, ce sera le pacte de responsabilité, tout le pacte et encore plus loin que le pacte ». Faut-il le redire ? Les Français ne croient plus aux « pactes », monsieur le Premier ministre, ils attendent des « actes » !

Luc Chatel
Secrétaire Général de l'UMP

Date: 
Vendredi 01 Août 2014
Le « volontarisme » de M. Valls, c'est le choix obstiné de persévérer dans l'échec
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L'annonce du ministère de l'enseignement supérieur visant à supprimer la bourse au mérite pour les bacheliers ayant obtenu la mention très bien est une véritable trahison de la jeunesse et du mérite.

 

Cette mesure décidée par Valérie Pécresse permettait depuis 2009 à ses bénéficiaires d'obtenir 1800 ? sur neuf mois. Cette décision est désastreuse d'un point de vue concret et symbolique.

 

Pour un Gouvernement, pour un Président qui s'était autoproclamé Président de la Jeunesse, cette double trahison est marquée d'un cynisme certain. Trop occupé à chercher à financer un coûteux assistanat, des emplois d'avenir inefficaces, le Gouvernement s'en prend à ceux qui ont travaillé dur, qui incarnent aujourd'hui l'excellence républicaine.

 

La démocratisation du baccalauréat, son attribution à une très large majorité des candidats oblige de distinguer ceux qui obtiennent les meilleurs résultats.

 

Que cherche le Gouvernement avec cette décision qui va frapper les jeunes des classes populaires en premier lieu ? N?est-ce pas oublier les leçons de Ferry et de Jaurès qui plaçaient au centre de l'émancipation l'accès au savoir pour toutes les classes sociales ?

 

C'est le retour de la gauche hypocrite: des discours pour la jeunesse, des actes contre les jeunes ! 

 

Jonas Haddad

Secrétaire national de l'UMP

Date: 
Vendredi 01 Août 2014
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Eric Ciotti, Philippe Goujon et Georges Fenech démissionnent de la mission d'information de lutte contre l?insécurité

Dans un courrier adressé ce jour à Jean-Pierre Blazy, président de la mission d?information de lutte contre l?insécurité devant laquelle s?était exprimé le général Bertrand Soubelet le 18 décembre dernier, Eric Ciotti, Philippe Goujon et Georges Fenech ont fait part de leur volonté de démissionner de ladite mission suite au changement d?affectation du haut fonctionnaire en conseil des ministres du 30 juillet 2014.

En effet, ils ont souhaité attirer l?attention du président Blazy ainsi que celle de Claude Bartolone, président de l?Assemblée nationale et celle de Jean-Jacques Urvoas, président de la Commission des lois qui ont reçu copie de ce courrier, sur l?importance de la défense de la liberté de parole au sein de la représentation nationale et plus particulièrement au sein de la mission d?information de lutte contre l?insécurité.

Eric Ciotti, Philippe Goujon et Georges Fenech déplorent le remplacement du Général Bertrand Soubelet du poste de directeur des opérations et de l'emploi de la Gendarmerie nationale et sa réaffectation à la tête de la Gendarmerie en Outre-mer, estimant « qu?il a sans doute payé la liberté de ton avec laquelle le général s?était exprimé devant la commission » à laquelle ils appartiennent.

« Parce que nous n?avons pas l?intention de servir de caution à une commission qui censure les personnes qui sont auditionnées lorsque leurs constats ne sont pas en accord avec la politique gouvernementale, nous vous prions de bien vouloir noter que ne souhaitons plus faire partie de la mission d?information que vous présidez. » poursuivent-ils dans leur courrier.

Et d?ajouter : « En effet, le 18 décembre 2013, nous avions eu l?honneur d?auditionner le général Soubelet qui compte tenu de sa grande expérience de terrain, avait pu éclairer nos travaux en nous faisant part de son analyse de la situation de l?insécurité dans notre pays. Le général s?était alors limité à faire son devoir en disant toute la vérité sur les conséquences de la politique pénale du Gouvernement qu?il avait eu l?occasion de décrypter à partir des remontées venant du terrain. »

Les trois députés estiment que « ce changement d?affectation masque en réalité une sanction qui ne dit pas son nom » et en tirent toutes les conséquences : « Parce que nous n?avons pas l?intention de servir de caution à une commission qui censure les personnes qui sont auditionnées lorsque leurs constats ne sont pas en accord avec la politique gouvernementale, nous vous prions de bien vouloir noter que ne souhaitons plus faire partie de la mission d?information que vous présidez. »

Eric CIOTTI
Député des Alpes-Maritimes
Président du Conseil Général des Alpes-Maritimes

Philippe GOUJON
Député de Paris
Maire du 15e arrondissement de Paris

Georges FENECH
Député du RHône

Date: 
Jeudi 31 Juillet 2014