Vie du parti

En application de l?article 27, paragraphe 2, du Règlement intérieur de l?Union, la Haute Autorité de l?Union rend public le Guide électoral qu?elle a établi et adopté lors de sa réunion du 26 août 2014 : « y figurent notamment le nombre minimum d?adhérents ainsi que le nombre minimum de parlementaires requis pour la présentation d?un candidat, les droits et obligations des candidats et les modalités d?organisation du scrutin ».

Concernant la liste électorale
En application de l'article 24, paragraphe 6, du Règlement intérieur de l'Union, la Haute Autorité de l'Union a arrêté, après l'avoir contrôlée, la liste électorale en vue du Congrès extraordinaire 2014 à l'occasion duquel sera organisée l'élection du prochain Président de l'Union. Conformément à l'article 3, paragraphe 1, du Règlement intérieur de l'Union, figurent sur la liste électorale les adhérents à jour de cotisation au 31 décembre ou au 30 juin précédant le scrutin.

Le scrutin se déroulant le 29 novembre et, le cas échéant, le 6 décembre 2014, la liste électorale est constituée des adhérents à jour de cotisation au 31 décembre 2013 ou au 30 juin 2014. Contrôlée et arrêtée par la Haute Autorité de l?Union, elle est composée de 268 341 adhérents.

Concernant les parrainages
Aux termes de l?article 24, paragraphe 3, du Règlement intérieur de l?Union, « Chaque déclaration de candidature est accompagnée, d?une part, de la présentation d?au moins 1 % d?adhérents à jour de cotisation, répartis sur au moins 15 Fédérations départementales différents, sans que plus d?un dixième des signataires de la présentation puissent être adhérents d?une même Fédération et, d?autre part, de la présentation d?au moins 5 % des parlementaires issus de l?Union, à jour de cotisation ».

1. La Haute Autorité a constaté que l?UMP comptait, sur la base de la liste consolidée d?adhérents à jour de cotisation au 31 décembre 2013 ou au 30 juin 2014, dont ont été retranchés les parlementaires qui constituent un collège de « parrains » distinct, 268 080 adhérents susceptibles de parrainer un candidat.

Chaque candidat devra donc être parrainé, lors du dépôt de sa candidature, par un nombre d?adhérents équivalent au moins à 1 % des 268 080 adhérents à jour de cotisation au 31 décembre 2013 ou au 30 juin 2014, soit 2 681 adhérents répartis sur au moins 15 Fédérations départementales différentes, sans que plus d?un dixième des signataires de la présentation puissent être adhérents d?une même Fédération, soit 268 adhérents.

Il est rappelé que les adhérents de la Fédération des Français établis hors de France sont réputés être adhérents d?une même Fédération départementale.

2. La Haute Autorité a constaté que l?UMP comptait, sur la base de la liste consolidée d?adhérents au 31 décembre 2013 ou au 30 juin 2014, 261 parlementaires issus de l?Union à jour de cotisation. Chaque candidat devra donc être parrainé, lors du dépôt de sa candidature, par un nombre de parlementaires issus de l?Union équivalent au moins à 5 % des 261 parlementaires issus de l?Union à jour de cotisation au 31 décembre 2013 ou au 30 juin 2014, soit 13 parlementaires issus de l?Union. La liste des parlementaires susceptibles de parrainer un candidat est accessible sur le site de l?UMP (http://www.u-m-p.org/congres-2014/liste-des-parlementaires-pouvant-parrainer).

Les formulaires officiels de parrainage seuls autorisés sont accessibles sur le site de l?UMP (http://www.u-m-p.org/congres-2014/formulaires-de-candidature-et-de-parrainage).

Un adhérent ou un parlementaire ne peut parrainer qu?un seul candidat.

La date limite de dépôt auprès de la Haute Autorité des déclarations de candidatures accompagnées des formulaires de parrainage des candidats est fixée au mardi 30 septembre 2014 à 20 heures, heure de métropole. En application de l?article 24, paragraphes 1 et 5, du Règlement intérieur, la Haute Autorité rendra publique mercredi 15 octobre 2014, après vérification de la validité des candidatures, la liste des candidats à l?élection du Président de l?Union.

Etat et collectivités
François Fillon était l'invité de BFM
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Vie du parti

L'UMP a réuni aujourd'hui un Bureau Politique extraordinaire, compte-tenu de la gravité de la crise politique.

Tout occupé à colmater les brèches d'une majorité en lambeaux, le couple de l'exécutif laisse l'urgence économique sans réponses.

Croissance nulle, explosion des déficits et du chômage : ce sont les urgences des Français et qui exigent de sortir sans délai de cette crise politique.

La nomination d'un nouveau gouvernement est loin de constituer une sortie de crise.

L'exécutif dispose-t-il d'une majorité pour gouverner ? Et pour quelle politique ? C?est de la réponse à cette double question que dépend désormais la sortie de crise.

L'UMP exige que le Premier ministre se présente devant l'Assemblée Nationale et engage en urgence sa responsabilité dès la session extraordinaire.

Etat et collectivités
Luc Chatel était l'invité d'Europe 1
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Etat et collectivités

La crise politique ouverte par la démission du gouvernement Valls est grave. Elle est grave, car elle est révélatrice de la paralysie d'une gauche au pouvoir qui, faute de majorité politique, est incapable de faire face à l'urgence économique. Elle est grave, car elle affaiblit notre pays.

M. Hollande en porte lui-même toute la responsabilité. Cette crise grave est en effet la conséquence directe des choix du président de la République lui-même : à une ligne politique claire et offensive comme l'exige la situation économique, il a préféré la synthèse molle qui a consisté à nommer un Premier ministre, tenant de la politique de l'offre, tout en assurant la promotion d'un adepte de la demande au Ministère de l'Economie.

Aujourd'hui, le président de la République n'a pas le choix : il doit saisir sans délai l'occasion pour sortir enfin de l'ambiguïté. Et opérer un véritable changement de politique : en affirmant, clairement, la ligne politique du gouvernement et, surtout, en passant enfin de la parole aux actes.

L'annonce d'une croissance nulle aux premier et second trimestres exigeait une réponse immédiate et des mesures d'urgence. La crise de confiance qui s'est emparée du pays ne s'explique pas seulement par l'échec du gouvernement. Elle est aussi fondée sur la faiblesse politique de l'exécutif : les Français comprennent que, si M. Hollande semble comme tétanisé, incapable de faire face à l'urgence économique, c'est parce qu'il est trop occupé à colmater sans fin les brèches de ce qui reste de sa propre majorité.

Luc Chatel
Secrétaire Général de l'UMP

Vie du parti

Mes chers amis,

En prenant mes fonctions de Secrétaire général de l?UMP, en juin dernier, je me suis donné 150 jours pour vous redonner la parole, à vous nos militants. 150 jours d?ici à un Congrès qui doit ouvrir une nouvelle ère pour l?UMP.

Aujourd?hui, ici, à La Baule, je vous dois une confidence, une confidence personnelle ? elles sont rares chez moi : j?ai fêté ces derniers jours mes 50 ans, en même temps que mes 50 premiers jours à la tête de notre Mouvement, et 50.000 militants de plus à l?UMP !

Oui, depuis début août, nous disposons officiellement de ces chiffres : après avoir dépouillé l?intégralité des adhésions que nous transmettent les fédérations, nous sommes en mesure de dire que l?UMP compte près de 170.000 adhérents à jour de cotisions au 30 juin 2014, soit presque 50.000 adhérents de plus qu?en 2013 à la même date.

Dans la perspective du Congrès, la Haute autorité affinera ces chiffres. Mais, qu?est-ce que nous pouvons d?ores et déjà en conclure ? Non pas que l?UMP ne compte qu?un peu moins de 170.000 adhérents, alors qu?en 2013, elle en comptait plus de 250.000. Evidemment pas! Ce serait juste oublier que nous ne sommes qu?à mi- année, à la moitié du parcours.

Non, ce que ces chiffres illustrent au contraire, c?est une accélération encourageante des adhésions à l?UMP. Et une accélération qui se poursuit : ce que je peux vous dire en effet, à partir des premières données partielles dont nous disposons, c?est que la tendance semble se confirmer en juillet et en août.

Surtout, parmi ces presque 50.000 adhérents supplémentaires au 30 juin, plus de la moitié, près de 27.000, sont des gens qui n?avaient jamais adhéré à l?UMP.
Permettez qu?à travers vous, ici, à La Baule, aujourd?hui, je remercie ces Françaises et ces Français qui, comme chacun d?entre vous, se donnent la peine un jour de s?engager, par idéal et par conviction ; tous ceux qui chaque semaine sur les marchés, dans nos circonscriptions, se dépensent sans compter ; toujours sur le terrain, sans jamais rien attendre en retour, si ce n?est la fierté de défendre des idées, la conviction de servir notre pays.

Depuis 2012, nos militants ont pourtant connu tant de déceptions, jusqu?à la crise qui a secoué notre Mouvement à l?issue des élections européennes. Et, malgré toutes les tempêtes, ils sont encore au rendez-vous !
En prenant mes fonctions, en juin dernier, je me suis dit : nous avons 150 jours pour changer d?époque ; et, parce que toute crise, quelle qu?elle soit, ouvre des opportunités, je me suis dit que nous avions, c?est ma conviction, l?opportunité aujourd?hui de réinventer un modèle.

Depuis le mois de juin, nous avons fait ce qu?aucun mouvement politique n?avait fait avant nous : nous avons fait la transparence. Oui, dans la vie des partis politiques français marquée, pourquoi ne pas le dire, par l?opacité, c?est une première ! - et que nul ne se fasse d?illusion, ni rue de Solferino, ni au château de Montretout, ce que nous avons fait crée un précédent dans la vie politique française.
Nous avons fait la transparence avec un audit de nos finances présenté à la presse et rendu public (1). Avec un plan d?économies qui va même au-delà de ce que recommande cet audit. Enfin, après la transparence, j?ai souhaité ouvrir une seconde étape : celle de l?exemplarité. Les partis politiques ne doivent plus échapper aux règles qui s?imposent dans n?importe quelle entreprise, n?importe quelle organisation. Ce travail va se poursuivre, avec de nouvelles initiatives. Oui, nous sommes en train de changer d?époque.

Et d?ailleurs, lorsque j?entends mes amis, candidats déclarés à la présidence de l?UMP, il n?y en a pas un qui, dans son programme, ne promette la « transparence et l?exemplarité ». Ce sont mes amis et ils ont raison. Et j?ai une bonne nouvelle pour celui que vous aurez désigné fin novembre, début décembre : lorsque je le lui remettrai les clés de notre Mouvement, ce sera déjà fait !

Ce changement d?époque, vous le demandiez, vous l?exigiez. Nous vous le devions, à vous nos militants. Nous le devons à nos électeurs, nous le devons aux Français.
Ce que les Français comme nos militants ne supportent plus, c?est aussi ce climat de division quand ce n?est pas de règlements de compte, sur fond d?ambitions et de batailles d?égo, si loin des attentes du pays. En un mot, vous ne supportez plus d?avoir la droite la plus bête du monde ? Moi non plus !

Nous avons 150 jours pour ouvrir une nouvelle ère. Et nous n?avons pas le choix ! Car, au fond, si la question de l?existence même de l?UMP a été posée avec la crise que nous avons traversée, il s?agit en réalité de bien plus que notre parti. Il s?agit de notre pays. Le véritable enjeu est de savoir si entre le Parti socialiste et le Front national, les Français ont aujourd?hui encore, un autre choix possible : entre un FN dont chacune des propositions conduirait à ruiner notre pays et un PS qui a commencé à le faire, y-a-t-il encore une alternative possible ?

C?est là encore tout le sens de la mission qui m?a été confiée, aux côtés du collège des trois anciens premiers ministres. Une mission de 150 jours pour créer les conditions d?un rassemblement très large derrière celui que nos militants désigneront en novembre prochain. En redonnant la parole à nos militants. En faisant de ce Congrès une élection transparente et incontestable. En faisant de ce Congrès l?occasion d?un débat apaisé qui permette de nous rassembler autour d?une ligne politique et, au fond, autour d?une ambition pour le pays.

150 jours pour sauver la première force d?opposition dans notre pays ? seule capable d?offrir une alternative crédible pour notre pays.

Parce que, chacun le mesure ? et ces derniers jours plus que jamais : notre responsabilité est immense !

Lorsque j?entends M. Hollande nous expliquer, le 14 juillet, que « la reprise est là » et, M. Valls, quinze jours plus tard, nous avertir avant de partir en vacances, qu?en matière de conjoncture économique « la rentrée va être difficile », je me dis qu?il y a urgence. Face à une gauche au pouvoir qui semble comme dépassée par l?ampleur de ses propres échecs, notre devoir est d?être comme jamais en ordre de marche.

Les chiffres révélés la semaine dernière par l?INSEE raisonnent comme un coup de tonnerre : croissance zéro aux 1er et 2nd trimestres !

Ce n?est pas seulement l?ensemble des hypothèses économiques et budgétaires du gouvernement, mais la crédibilité politique de MM. Hollande et Valls qui s?est effondrée tel un château de cartes !
Croissance zéro et M. Valls nous dit : « Hors de question de changer de politique » ! L?encéphalogramme plat de la croissance française exigerait un électrochoc, des mesures d?urgence ? et la seule réponse du Premier ministre, c?est : « surtout, on ne change rien. Le Pacte, tout le Pacte, rien que le Pacte ».

Les Français ne croient plus aux « pactes », ils attendent des « actes » : voilà ce que disent nos compatriotes quand, à plus de 80%, ils disent ne plus avoir confiance dans ce gouvernement pour redresser l?économie.

Ce « Pacte de responsabilité » apparaît désormais comme le symbole d?un président de la République incapable de passer de la parole aux actes.
Nous nous trouvons face à un gouvernement tétanisé, incapable de faire face à l?urgence économique? trop occupé à colmater sans fin les brèches de ce qui reste de sa propre majorité.
Les déclarations de M. Sapin, dans Libération hier, laissant entendre que les entreprises se refuseraient de « prendre leurs responsabilités », illustrent pleinement ce mauvais jeu de rôle qui consiste en permanence à envoyer des signes à la gauche de la gauche en stigmatisant les entreprises.

Et pourtant, pourquoi cette croissance zéro ? L?investissement, principal ressort de la croissance, est en panne : après -0,7%, -0,8% au 2nd trimestre. Et, pourquoi les entreprises n?investissent plus ? La confiance n?est plus là. Ce climat de défiance dont le gouvernement porte en partie la responsabilité : taxe à 75%, taxation des plus-values, IS avoisinant les 38% contre 30% en moyenne en Europe?

L?urgence est de rétablir un climat de confiance avec nos entreprises ; M. Sapin et le gouvernement s?évertuent à l?inverse à entretenir en permanence un climat de défiance vis-à-vis des entreprises !

Oui, mes chers amis, notre responsabilité est immense. Il y a cet enjeu pour le pays au c?ur de cette mission de 150 jours que nous devons conduire ensemble pour ouvrir, avec ce Congrès, une nouvelle ère pour l?UMP et, rassemblés, porter une ambition pour la France.

 

 

Luc CHATEL,

Secrétaire Général de l'UMP

 

(1)     http://www.u-m-p.org/actualites/a-la-une/audit-sur-la-situation-financiere-de-lump-10848907

 

 

Seul le prononcé fait foi.

Monde

Le Proche-Orient brûle et l'Europe regarde ailleurs. Tous les fragiles équilibres de cette région sont remis en cause. Les Etats-Unis et la Russie y ont perdu une grande partie de leur influence. De nouvelles puissances émergent : l'Iran, la Turquie. Les Etats arabes sont affaiblis par les désordres qui affectent leurs sociétés. Il en résulte une résurgence du conflit religieux entre chiites et sunnites avec ses conséquences dramatiques sur les minorités chrétiennes d'Orient. Le conflit israélo-palestinien est dans une impasse sanglante à Gaza.

 

L'Europe n'a pas seulement le devoir d'intervenir, c'est son intérêt : nous avons, depuis cinq siècles, une mission de protection des chrétiens d'Orient que nous devons assumer. Le cratère ouvert en Syrie et celui de l'Irak nourrissent une menace terroriste franco-européenne qui, demain, peut avoir des conséquences redoutables sur la sécurité de notre pays et de l'Europe. Enfin, la zone est capitale pour notre sécurité énergétique.

 

Depuis deux ans, la politique étrangère française oscille au Proche-Orient entre passivité et suivisme. Celle de l'Europe y est illisible. Nous ne pouvons pas nous contenter d'être des spectateurs engagés devant le drame qui se noue sous nos yeux : nous devons répondre sans attendre aux urgences humanitaires à Gaza comme en Irak.

 

En effet, il est fait état de 200 000 personnes, essentiellement de confession chrétienne, qu'il convient de secourir d'urgence au Kurdistan irakien.

 

Les initiatives de la France et de la Grande-Bretagne vont dans le bon sens, mais elles sont insuffisantes. C'est un engagement massif de l'Union européenne qui est nécessaire et c'est maintenant ! La question de l'accueil des réfugiés de ce conflit dans nos pays doit être résolue collectivement. Notre soutien aux actions militaires pour stopper l'avance des djihadistes doit être sans ambiguïté. Enfin, nous devons tenir compte des nouveaux équilibres géopolitiques et associer la Turquie, l'Iran et les pays du Golfe à la résolution de cette crise.

 

Seuls les chefs d'Etat et de gouvernement peuvent donner à la diplomatie européenne la légitimité et la force nécessaires pour agir. Seul l'engagement des chefs d'Etat et de gouvernement peut permettre d'engager le dialogue régional sans lequel aucune solution ne pourra émerger.

 

La trêve estivale ne saurait être un obstacle à une mobilisation générale des Européens sans laquelle les drames que vivent les chrétiens d'Irak, de Syrie et les populations civiles de Gaza risquent de devenir les détonateurs d'une grave crise mondiale qui affectera durablement notre avenir commun. La tentation de la violence et de la guerre naît de la faiblesse de la diplomatie. Le retour à une diplomatie singulière, non alignée, mais entraînante, notamment pour l'Europe, reste pour la France la manière d'assumer sa mission.

 

Aujourd'hui, monsieur le Président, face aux urgences de la scène internationale, la France, pour faire entendre sa voix, doit avoir l'audace de l'initiative et demander la réunion sans délai d'un conseil européen extraordinaire, et proposer à l'ordre du jour de réaffirmer l'exigence d'un cessez-le-feu et d'un programme humanitaire pour les Palestiniens de Gaza, le déblocage immédiat d'un programme massif d'aide humanitaire aux populations déplacées en Irak, le soutien aux frappes américaines contre les djihadistes irakiens, une politique collective de fourniture d'armes aux combattants kurdes qui constituent le seul rempart contre le massacre des chrétiens d'Irak et la réunion d'urgence d'une conférence régionale associant notamment la Turquie, l'Iran et le Qatar, qui seuls peuvent encore stopper l'Etat islamique en Irak et au Levant.

 

L'opposition a plus que jamais un devoir de modestie. Et notre place exige sans doute beaucoup de mesure. Elle nous interdit autant de garder le silence. Parce que, face aux tragédies qui se déroulent sous nos yeux si ce n'est à nos portes, la France elle-même a le devoir de faire entendre sa voix. Au risque du déshonneur.

 

 

Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, François Fillon
Co-Présidents

Travail, économie, emploi

Les chiffres dévoilés ce matin par l?INSEE raisonnent comme un coup de tonnerre pour l?économie française.

 

Le gouvernement, jusqu?à ce matin encore, persiste à maintenir sa prévision de croissance à 1% pour l?année 2014. Malgré l?alerte donnée par l?agence Moody?s, début août, qui avançait  le chiffre de 0,6 : un écart sans commune mesure. Ce matin, les chiffres révélés par l?INSEE sont sans appel : la quasi-totalité des moteurs de croissance est en panne et au deuxième trimestre 2014, comme au premier, la croissance est nulle ; l?acquis de croissance pour 2014 ne dépasse pas 0,3%.

 

Ce n?est pas seulement l?ensemble des hypothèses économiques et budgétaires du gouvernement, mais la crédibilité politique de MM. Hollande et Valls qui vient de s?effondrer tel un château de cartes !

Dès hier soir, le Premier secrétaire du Parti Socialiste jugeait « inévitable » d?abandonner l?objectif de réduction du déficit public de 3% du PIB en 2015?réduction à 3% que M. Hollande, solennellement, devant les magistrats de la Cours des comptes, promettait pour 2013.

 

M. Valls, alors que les comptes de la France sont placés sous surveillance renforcée de la Commission européenne, n?est décidément pas en situation de faire la leçon, ni aux Allemands, ni à Bruxelles.

En même temps que s?envolent les vraies fausses promesses de baisses d?impôts, c?est une crise sans précédent des finances publiques qui s?ouvre dans notre pays.

M. Hollande, le 14 juillet, annonçait : « la reprise est là ». Moins de dix jours plus tard, M. Valls corrigeait : « la rentrée va être difficile ».

 

Au-delà des contradictions qui traduisent l?improvisation permanente d?un exécutif qui navigue à vue, il y a là une position commune : ils restent l?un et l?autre les commentateurs passifs de la conjoncture économique.

 

MM. Hollande et Valls ne doivent pas seulement changer de politique, ils doivent changer de logiciel.

 

Ils raisonnent en responsables politiques du XXème siècle, d?avant la crise : nous ne sommes pas dans un cycle et il ne suffit pas d?attendre, en croisant les doigts, l?effet d?entrainement d?une reprise économique venue d?ailleurs : la promesse d? « inversion de la courbe du chômage en 2013 » relevait très précisément de cette profonde erreur d?analyse.

 

Ils n?ont pas compris que dans ce XXIème siècle d?après la crise, l?économie mondiale et européenne vivait, non pas un changement de cycle, mais un véritable changement de modèle qui exige des responsables politiques le courage d?agir et d?engager les réformes profondes qu?aucun grand pays n?a plus les moyens de différer.

 

 

Luc Chatel

Secrétaire Général de l'UMP

Travail, économie, emploi

Le président de la République, en principe garant de la Constitution, croit pouvoir se jouer du droit et des grands principes constitutionnels. En censurant en partie, hier soir, son « pacte de responsabilité »,  les sages du Conseil constitutionnel lui ont infligé personnellement un grave rappel à l?ordre.

C?est en effet, la troisième fois que le Conseil constitutionnel censure une mesure que le président de la République voulait « emblématique » : après la Taxe à 75% fin 2012, la proposition de loi dite « Florange » au printemps dernier, c?est le tour des allégements de cotisations salariales.

A chaque fois, des mesures annoncées par M. Hollande lui-même pour donner des gages à la gauche d?une majorité qui aujourd?hui, n?est plus que l?ombre d?elle-même. Car les salariés comme les Français, ne sont pas dupes : ils ont bien compris qu?avec cette mesure,  MM. Hollande et Valls se montraient plus soucieux de faire baisser la pression au sein du groupe socialiste, que d?augmenter leur pouvoir d?achat. Surtout, ils comprennent une nouvelle fois que M. Hollande, depuis deux ans, ne cesse de leur promettre ce qu?il n?a pas.

« Une gifle », une «  claque magistrale »,  commente la presse ce matin. C?est cela en effet, mais c?est bien plus encore. Annoncée par le Président lui-même, le 31 mars, au lendemain des municipales, et détaillée par son nouveau Premier ministre dans son discours de politique générale,  cette mesure est aussi symbolique du drôle de tandem qu?ils forment, depuis, à la tête de l?exécutif. Improvisée dans l?urgence pour répondre à une crise de la majorité, sa censure hier soir par les Sages du Conseil constitutionnel ouvre une crise de l?exécutif.
 

 

Luc Chatel
Secrétaire Général de l'UMP

Travail, économie, emploi

« La rentrée va être difficile » : c'est là le message du Premier ministre aux Français, avant le départ en vacances de son gouvernement. Aux Français profondément inquiets pour « leur avenir et celui de leurs enfants », comme il en a lui-même convenu dans cette intervention, à l'issue du séminaire de l'exécutif à l'Elysée.

« La rentrée va être difficile ». Partant d'un tel constat, M. Valls a-t-il annoncé un plan d'actions ou des mesures d'urgence ? Non, M. Valls s'est contenté d'apparaître comme le commentateur passif de la conjoncture économique.

« La rentrée va être difficile ». M. Valls a-t-il annoncé un changement de cap, un changement de politique ? Non, pas question de « changer en fonction des circonstances » : le « volontarisme » de M. Valls, c'est le choix obstiné de persévérer dans l'échec.

« La rentrée va être difficile ». M. Valls a-t-il, avec hauteur, assumé une part de responsabilité ? Non, à l'inverse et contre toute attente, le Premier ministre a choisi de fuir ses responsabilités en s'en prenant à « l'inefficacité des politiques économiques en zone euro ».

M. Valls est-il en situation de faire la leçon aux européens, alors que la France bat tous les records du chômage? Eurostat vient de souligner que le chômage poursuit sa baisse partout en Europe : dans la zone euro, au mois de juin 2014, le taux de chômage est le plus bas enregistré depuis septembre 2012 ; pour l'ensemble de l'Union européenne, le plus bas enregistré depuis mars 2012. Sur un an, le taux de chômage a baissé dans vingt-et-un Etats membres : la France reste l'un des cinq Etats seulement, où le chômage continue encore d'augmenter.

« La rentrée va être difficile ». La réponse du Premier ministre ? « Notre politique, ce sera le pacte de responsabilité, tout le pacte et encore plus loin que le pacte ». Faut-il le redire ? Les Français ne croient plus aux « pactes », monsieur le Premier ministre, ils attendent des « actes » !

Luc Chatel
Secrétaire Général de l'UMP